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Gouvernance IT : Pourquoi vos consultants externes maîtrisent mieux votre business logic que vous (et comment reprendre le contrôle)

Dans l’écosystème bruxellois, le recours massif à la consultance externe est un modèle opérationnel incontournable. Pourtant, avec un turnover moyen des missions de 18 mois, une part critique de la connaissance métier quitte l’entreprise à chaque fin de contrat. Ce “transfert de savoir” incomplet représente un risque majeur pour la conformité (FSMA, GDPR) et la maintenabilité des systèmes. Analyse d’un paradoxe belge et des solutions pour sécuriser votre intelligence produit.


Imaginez la situation : vous êtes CIO ou IT Director dans une grande structure près de la Gare du Nord ou du quartier Schuman. Votre équipe de développement est composée à septante pourcents de consultants externes (freelances ou via les grands intégrateurs comme Cronos, NRB ou Altran). C’est la norme à Bruxelles pour garder de la flexibilité.

Ces experts sont compétents. Ils écrivent du code, livrent des features et font avancer le backlog. Mais il existe une faille structurelle dans ce modèle : le Paradoxe Bruxellois.

Ce paradoxe est simple : Juridiquement, votre organisation est propriétaire du code. Mais intellectuellement, ce sont vos consultants qui détiennent la compréhension fine de la business logic.

Quand une mission se termine ou qu’un consultant senior change de projet, le code reste, mais le “pourquoi” part avec lui. Ce que nous appelons la “Tribal Knowledge” s’évapore. Pour une institution soumise à des régulations strictes, ce n’est pas juste un problème technique, c’est un risque de gouvernance.

Le coût caché de la perte de connaissance

Pour un gestionnaire prudent (“en bon père de famille”, comme le veut l’expression consacrée), cette perte de substance immatérielle pose trois problèmes concrets :

  1. Le risque de conformité (Compliance Risk) : Lors d’un audit de la FSMA ou de la BNB, il ne suffit pas de montrer que le système fonctionne. Il faut expliquer comment il prend ses décisions. Si votre documentation est dispersée dans des Google Docs obsolètes ou des threads Slack vieux de deux ans, vous êtes vulnérable.
  2. La dette technique “invisible” : Les nouveaux arrivants, aussi brillants soient-ils, n’ont pas l’historique. Sans une cartographie claire du domaine, ils risquent de briser des règles métier implicites en ajoutant de nouvelles fonctionnalités.
  3. L’effet “Lock-in” : Vous devenez dépendant de quelques profils clés qui sont les seuls à savoir “où taper” dans le système legacy pour ne pas tout casser.

La solution : Traiter votre “Product Intelligence” comme un actif immobilier

Chez Ontologiq, nous pensons que le code est une commodité (surtout à l’ère de l’IA), mais que votre logique métier est un actif stratégique. Elle doit être sécurisée, inventoriée et protégée, au même titre que vos bureaux ou vos réserves financières.

Notre approche ne consiste pas à remplacer vos consultants, mais à changer la nature du handover. Voici comment nous résolvons le paradoxe :

1. Le “Reverse Engineering” avant le départ

Plutôt que de demander au consultant sortant de rédiger un document Word que personne ne lira, Ontologiq utilise une fonctionnalité de Repository Scanning. Notre moteur analyse votre codebase existant (Java, .NET, etc.) et en extrait automatiquement la structure pour peupler une ontologie vivante.

  • Résultat : Vous capturez la réalité du terrain (le code tel qu’il est exécuté) et la transformez en une carte visuelle compréhensible par le Business et l’IT. C’est une “photo-vérité” de votre système.

2. Du “Code” à la “Spécification Déterministe”

La force d’Ontologiq réside dans sa capacité à maintenir une trace bidirectionnelle. Si une règle métier change pour des raisons légales (ex: mise à jour des plafonds fiscaux), vous pouvez voir immédiatement l’impact sur l’ensemble de l’architecture, du Business Plane jusqu’au Persistence Plane (base de données). Cela permet de générer des User Stories et des critères d’acceptation précis, réduisant drastiquement les allers-retours coûteux avec vos équipes de développement.

3. Une conformité “Design-first” (Hosted in EU)

Nous connaissons la sensibilité des données dans le secteur financier et assurantiel belge. Confier sa logique métier à une “Black Box” américaine est inenvisageable. Ontologiq est hébergé en Europe et strictement conforme au GDPR. Vos données ne traversent pas l’Atlantique. C’est une exigence de base pour travailler avec les acteurs institutionnels wallons et bruxellois.

Conclusion : Reprenez les clés de la maison

La consultance externe restera un pilier de l’IT en Belgique. C’est un modèle flexible et efficace. Mais cette flexibilité ne doit pas se faire au détriment de votre capital intellectuel.

Avec Ontologiq, vous ne louez pas seulement des bras pour coder ; vous construisez une architecture de connaissances pérenne. Que vos consultants restent six mois ou cinq ans, votre logique métier, elle, reste chez vous.

Vous gérez une migration Legacy complexe ou vous souhaitez sécuriser le savoir de vos équipes actuelles ? Discutons-en autour d’une démo concrète. Nous pouvons scanner un de vos répertoires tests pour vous montrer ce que votre code a à vous dire.

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